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The economist et la campagne – 2ème partie

Suite de la note de blog dédiée à l’article de The Economist sur la France en déni.

NB : le texte suivant a été rédigé avant le 6 mai.

 

La France doit donc, d’après The Economist, se débarrasser de son système de protection sociale, car elle est la prochaine cible désignée d’un choc dans la zone euro. La preuve ? Un « top French finance boss », qui n’est pas nommé, et le libéral Nicolas Baverez – qui s’opposait aux 35 heures avec des arguments du type «… pour les couches les plus modestes, le temps libre, c’est l’alcoolisme, le développement de la violence, la délinquance …» (www.20minutes.fr) – l’affirment.

 

Et personne ne nous prévient ! En effet pour The Economist les électeurs auront un choc si le président élu augmente les impôts et réduit les dépenses pour réduire le déficit, car tout ceci a été caché durant la campagne. Les candidats se concentreraient uniquement sur les questions de viande halal, d’immigration et d’exilés fiscaux. Ah ben non justement, dès la phrase suivante l’auteur admet que les deux principaux candidats ont fait de la réduction du déficit en dessous de 3% du PIB un objectif pour 2013.  Ce qui l’ennuie, c’est qu’ils n’ont pas annoncé de réduction drastique des dépenses publiques… Au lieu d’un raisonnement pour justifier le choix économique du libéralisme, l’auteur nous donne à lire l’incantation « dépenses publiques=mal » sous diverses formes. Le libéralisme économique n’est plus alors une théorie dont on peut discuter, mais une idéologie qui doit s’imposer comme l’évidence même.

 

Qu’on me permette ici d’ouvrir une parenthèse, ou plutôt deux. La première concerne cette technique qui consiste à annoncer un fait, faux, qui va dans votre sens, puis d’apporter un rectificatif quand le mal est fait. C’est du marketing de bas étage, parfaitement insupportable, mais c’est une pratique qui malheureusement fonctionne, en particulier sur les personnes qui étaient a priori enclines à croire a la fausse annonce. C’est déjà la deuxième fois que nous mentionnons ce procédé dans l’article de The Economist, et il y en aura d’autre. La deuxième est sur ce procès d’intention fait a la campagne de voler bas, alors que les problèmes économiques majeurs ne sont pas abordes. Mais ce sont justement les medias qui font du sensationnel sur une déclaration de Marine Lepen, reprise par l’aile droite de l’UMP, pour vendre du papier et du temps d’antenne ! Les programmes économiques des candidats sont dans leur programme, aux journalistes de faire leur boulot et d’en parler !

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Ecrit après le 6 mai : de François Hollande jusqu’aux éditorialistes du Financial Times, de plus en plus nombreuses sont les voix en faveur d’une relance de la croissance en parallèle à la maîtrise des dépenses. A noter l’inénarrable et décidément bien prévisible esprit racoleur des medias, qui nous présentent ces choix économiques comme une bataille contre « les Allemands »…

Une conclusion à cet article sera postée après le 17 juin.

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